Traducteur d’images japonaises : traduisez vos images du japonais vers le français

Importez une photo ou une capture d’écran qui contient du japonais, choisissez le français comme langue cible, et vous obtenez une nouvelle image avec le texte en français à la place du japonais, dans la même mise en page. Le japonais comporte des pièges qu’une traduction rapide peut manquer (colonnes verticales, furigana minuscules, dates exprimées en années d’ère) : cette page indique donc aussi ce qu’il faut vérifier avant de vous fier au résultat ou de le partager. Vous voulez faire l’inverse ? Consultez traduire des images en japonais.

En bref

  • Ce que vous obtenez : une copie de l’image en français, avec la mise en page d’origine. Le résultat est généré : relisez-le en le comparant à l’original avant de vous y fier.
  • Ce qui complique le japonais : le texte vertical lu de droite à gauche, les furigana, quatre systèmes d’écriture sur une même ligne, les niveaux de politesse, les années d’ère et deux types de date limite.
  • Quand utiliser autre chose : une application de traduction par l’appareil photo pour lire quelque chose tout de suite, un dictionnaire pour un kanji isolé, un traducteur humain pour les contrats et les documents officiels.

Ce que l’on traduit depuis le japonais, et par où commencer

ImageTexte typiquePoints de vigilanceMode ou page
Snacks, cosmétiques, compléments alimentaires achetés au Japon原材料名 (ingrédients), 賞味期限 (à consommer de préférence avant), 使用方法 (mode d’emploi)Dates, allergènes, posologieMode par défaut
Notices, modes d’emploi d’appareilsÉtapes numérotées, mentions 注意 et 警告Ordre des étapes, unités, niveau d’avertissementDocumentation technique
Captures d’écran de jeux et d’applicationsMenus, noms d’objets, dialoguesNoms écrits autrement dans la version officielle localiséeMode par défaut, voir le traducteur de captures d’écran
Panneaux, affiches, billetsNoms de gares, horaires d’ouverture, prix 税込Noms de lieux qui ont déjà une transcription officielle en romajiMode par défaut, ou Marketing pour les affiches
Pages de mangaBulles, onomatopéesSens de lecture, attribution des bullesManga / BD, voir le traducteur de manga
Menus de restaurantNoms de plats, formulesPrix, noms de plats à conserverVoir le traducteur de menus

Si vous avez besoin de l’inverse, par exemple votre propre carte de visite en japonais, le guide sur la carte de visite bilingue en japonais vous l’explique.

Comment traduire une image japonaise en français

  1. Partez d’une image nette, prise bien de face. Les furigana sont bien plus petits que les kanji qu’ils accompagnent : pour photographier un emballage, rapprochez-vous au lieu de zoomer. Recadrez sur le texte utile avec l’outil de recadrage. JPG, PNG ou WebP, jusqu’à 10 Mo. Pour un PDF, exportez d’abord la page ou faites-en une capture d’écran : l’outil n’accepte que des images.
  2. Importez-la dans le traducteur d’images. Choisissez le japonais comme langue source ou laissez « Détection automatique ».
  3. Choisissez le français comme langue cible.
  4. Choisissez le mode adapté à l’image dans le menu « Type d’activité », affiché sur les grands écrans (une fois connecté, vous pouvez aussi enregistrer un type d’activité par défaut dans votre profil). « Manga / BD » demande au modèle de conserver le sens de lecture et la place des bulles, « Documentation technique » de conserver la hiérarchie et de traduire correctement les mesures, « Marketing » de conserver la voix et le ton de la marque. Le « Mode par défaut » convient à tout le reste.
  5. Ajoutez vos règles avec l’offre Pro ou supérieure. Le champ « Instructions pour l’IA » (jusqu’à 1 000 caractères) accepte des consignes comme « Garder les noms de produits tels qu’ils sont imprimés en caractères latins sur l’emballage » ou « Traduire 賞味期限 par “À consommer de préférence avant le” et 消費期限 par “À consommer jusqu’au” ».
  6. Téléchargez et relisez le résultat à l’aide de la liste de vérification plus bas.

Cinq difficultés propres aux images en japonais

Texte vertical et colonnes de droite à gauche

En écriture verticale (tategaki), les caractères se lisent de haut en bas et les colonnes se suivent de droite à gauche, comme le décrit le document du W3C Requirements for Japanese Text Layout (en anglais). Les pages de manga l’utilisent ; les couvertures de livres, les étiquettes et les panneaux peuvent aussi l’employer, parfois à côté d’un texte horizontal sur la même surface. Des colonnes lues dans le mauvais ordre donnent des phrases dans le mauvais ordre. Dans notre exemple ci-dessous (japonais → anglais), l’anglais est ressorti en lignes horizontales dans les bulles : vérifiez que les phrases suivent toujours l’ordre d’origine.

Les furigana, ces petits kana à côté des kanji

Les furigana (ruby) indiquent la lecture d’un kanji, et peuvent aussi en indiquer le sens : les Rules for Simple Placement of Japanese Ruby du W3C (en anglais) décrivent le ruby comme servant à afficher la lecture ou le sens des caractères de base. Dans notre exemple ci-dessous, 銃 (« arme à feu ») porte la lecture ピストル (« pistolet »), et l’anglais dit « A PISTOL? » (« Un pistolet ? »). Sur une photo floue, les furigana se distinguent mal du texte principal : vérifiez qu’ils ne sont pas devenus des mots en trop dans la traduction.

Quatre systèmes d’écriture sur une même ligne

Une seule étiquette peut mêler kanji, hiragana, katakana et lettres latines, comme « ビタミンCを1000mg配合 » (contient 1 000 mg de vitamine C). Les mots d’emprunt en katakana ressemblent à de l’anglais, mais ont souvent un autre sens : マンション désigne un appartement ou un logement en copropriété, pas un manoir (l’anglais « mansion ») ; コンセント est une prise électrique ; クレーム, une réclamation. Vérifiez que la traduction reprend le sens japonais.

Une politesse que le français exprime autrement

Les avis japonais emploient souvent des formes très polies, et une traduction littérale peut sembler guindée (« Nous vous prions très humblement de bien vouloir vous abstenir de… ») ; une formulation simple (« Merci de ne pas… ») convient généralement. Les suffixes accolés aux noms, comme さん, 様 ou 先生, n’ont pas d’équivalent unique en français : décidez de les garder ou de les supprimer, et indiquez-le dans les instructions pour l’IA (offre Pro ou supérieure).

Dates, ères et prix

  • 2026年10月3日 correspond au 3 octobre 2026. Les documents et les étiquettes peuvent aussi utiliser les années d’ère : l’ère Reiwa est en usage depuis le 1er mai 2019 (cabinet du Premier ministre, en anglais), donc 令和8年 correspond à 2026.
  • Les étiquettes alimentaires distinguent 消費期限 (« à consommer jusqu’au », une limite de sécurité) et 賞味期限 (« à consommer de préférence avant », une limite de qualité) ; aucune des deux ne doit devenir une vague « date d’expiration ». Dans son propre exemple, l’Agence japonaise de la consommation (Consumer Affairs Agency) imprime une date « à consommer de préférence avant » sous la forme « 25.12.1 » (CAA, PDF en japonais). L’ordre est année.mois.jour, et l’année peut être occidentale ou de l’ère Reiwa : le guide de la préfecture d’Osaka cite 令和5年11月1日, 5.11.1, 2023.11.1 et 23.11.1 comme façons d’écrire la même date (préfecture d’Osaka, en japonais).
  • Les prix utilisent ¥ ou 円, avec 税込 (taxes comprises) ou 税抜 (hors taxes). 1万円 correspond à 10 000 ¥ : comptez les zéros.

Ce que montre notre exemple de manga

Voici l’exemple japonais → anglais que nous utilisons sur le site (le résultat est donc en anglais, pas en français) : la page en anglais est le résultat de notre outil, généré à partir de la page japonaise affichée en premier. Pour traduire un manga de bout en bout, consultez le traducteur de manga.

Page de manga japonaise avec du texte vertical dans les bulles et de petits furigana à côté des kanji

La même page de manga en anglais, avec un lettrage horizontal en capitales dans les bulles

Ce qui a fonctionné :

  • Chaque bulle verticale contient désormais un lettrage anglais horizontal, dans un style BD. Les cases et le numéro de page sont conservés.
  • 銃, accompagné de furigana, est devenu « A PISTOL? » (« Un pistolet ? »), conformément à la lecture choisie par l’auteur, et 楽しくいこうぜ何事も! est devenu « LET'S HAVE FUN WITH EVERYTHING! » (« Amusons-nous en tout ! »).

Ce qu’un relecteur doit corriger :

  • Dans la case en bas à gauche, la grande bulle dit maintenant « IT'S NOT, FREE-DOM! », une réplique qui n’apparaît nulle part dans la page japonaise. La vraie réplique (en gros « mais c’est la vérité ») a été déplacée dans la petite bulle en dessous, avec le « right? » propre à cette bulle.
  • Dans la dernière case, le grand は dessiné à la main d’un « haa » prolongé est resté en japonais, et un « HUH! » anglais a été ajouté à côté, dans une bulle que la case d’origine ne contient pas.
  • De petits détails du dessin ont été redessinés : dans la case en bas à gauche, l’inscription sur le bandeau d’un membre de l’équipage a disparu. Comparez aussi le dessin, pas seulement le texte.

Toutes les bulles ont l’air remplies, c’est pourquoi ces erreurs passent facilement inaperçues. Comparez bulle par bulle, dans l’ordre de lecture d’origine.

Liste de vérification d’une image japonaise traduite

  • Chiffres : prix, montants en 万, valeurs en mg et en ml, posologie, numéros de téléphone et codes postaux (〒) identiques à l’original, chiffre par chiffre.
  • Dates : années d’ère correctement converties ; « à consommer de préférence avant » et « à consommer jusqu’au » bien distingués.
  • Noms : les noms de produits, de marques et de lieux correspondent aux romaji imprimés sur l’article ou au nom officiel. 渋谷 doit rester Shibuya, et non être traduit mot à mot.
  • Ordre : colonnes verticales et cases de manga lues de droite à gauche.
  • Couverture : rien n’est resté en japonais (petits caractères, tampons, fragments de furigana) et rien n’a été ajouté.
  • Textes de sécurité : 注意 (attention), 警告 (avertissement) et lignes d’allergènes vérifiés par rapport à l’original avant de manger, d’appliquer ou de prendre quoi que ce soit.

Quand un autre outil est plus adapté

  • Lire quelque chose tout de suite : une application de traduction par l’appareil photo sur votre téléphone est faite pour lire sur le moment.
  • Un kanji isolé, un sceau (hanko) ou une calligraphie au pinceau : un traducteur d’images vous donne une image traduite, pas l’identité d’un caractère stylisé. Un dictionnaire de kanji avec saisie manuscrite ou une personne qui lit le japonais peut l’identifier.
  • Copier le japonais ou le français sous forme de texte : TranslateMyImage renvoie une image, pas un texte modifiable. Un assistant conversationnel ou un outil d’OCR vous donne du texte ; notre guide ChatGPT peut-il traduire des images ? compare les options.
  • Contrats, certificats, documents médicaux ou officiels : faites appel à un traducteur professionnel.
  • Du chinois ou du coréen, pas du japonais ? Le chinois utilise beaucoup des mêmes caractères, mais pas de kana : consultez le traducteur d’images chinoises. Pour le hangeul, consultez le traducteur d’images coréennes.

Traduire une image japonaise en français

Importez une étiquette, une capture d’écran, un panneau ou une page de manga, choisissez le français et comparez le résultat à l’original.

Questions fréquentes

Puis-je prendre en photo une inscription en japonais et la faire traduire ?

Oui. Pour la lire sur place, utilisez une application de traduction par l’appareil photo sur votre téléphone. Pour obtenir une copie de l’image elle-même en français, importez la photo (JPG, PNG ou WebP, jusqu’à 10 Mo), choisissez le français et téléchargez la nouvelle image (sans compte, vous la recevez par e-mail). Prenez la photo de face, d’assez près pour que les petits kana soient nets.

ChatGPT peut-il traduire une photo ?

ChatGPT accepte les photos importées : vous pouvez lui demander ce que dit le texte japonais, et il vous répond dans la conversation. Cela suffit pour comprendre une étiquette ou un message, mais la FAQ d’OpenAI sur les entrées d’images indique que le modèle est moins performant sur le texte écrit dans des alphabets non latins comme le japonais : vérifiez donc ce qu’il a lu. Si vous avez besoin de l’image elle-même, avec du français à la place du japonais, utilisez un traducteur d’images et vérifiez le résultat.

Est-ce que cela fonctionne avec le texte japonais vertical ?

C’est possible. Dans l’exemple de manga de cette page (japonais → anglais), les bulles verticales sont ressorties en lignes anglaises horizontales dans les bulles, mais une réplique est passée dans une autre bulle et une réplique absente du japonais a pris sa place. Les colonnes japonaises se lisent de droite à gauche : vérifiez que la traduction suit cet ordre et qu’aucune colonne n’a été sautée.

Comment traduire un seul kanji à partir d’une image ?

Un traducteur d’images travaille sur des images entières : il vous donne une version traduite d’une étiquette ou d’une page, pas une entrée de dictionnaire. Pour un caractère que vous n’arrivez pas à identifier, comme une calligraphie, un sceau ou un motif de tatouage, utilisez un dictionnaire de kanji avec saisie manuscrite ou demandez à une personne qui lit le japonais.

La traduction d’une image japonaise est-elle gratuite ?

Sans compte, vous pouvez traduire 2 images par période de 24 heures. L’offre gratuite Basic inclut 3 crédits par mois pour un usage personnel. Les offres payantes commencent avec Pro, à 9,90 $ par mois pour 100 crédits et l’usage commercial ; un crédit correspond à une image.